TRIBUNE — Cette contribution retrace, selon son auteur, plusieurs étapes de l’histoire de Zuénoula, ville du centre-ouest de la Côte d’Ivoire située à environ 319 kilomètres d’Abidjan.
Le Bi Zou Mathurin évoque d’abord les traditions locales liées aux aïeux Gaha Bi Zuénou et Glaha Bi Vanin. Il présente également les premiers contacts rapportés avec des Européens et le rôle attribué aux communautés de Maminigui et de Zuénoula dans leur installation près de la rivière Marahoué.
L’auteur aborde ensuite la période coloniale en pays Gouro, marquée par la résistance des populations, la mise en place progressive de l’administration, les regroupements de villages, la fiscalité, les travaux routiers et les déplacements de main-d’œuvre. Il rappelle aussi que Zuénoula fut un point de passage et d’administration important dans la région.
La contribution revient sur l’ouverture, en 1937 à Gaïzra, de la première école primaire publique de l’ancien département de Zuénoula. Plusieurs personnalités issues de cette première génération d’élèves sont citées, notamment Albert Vanié Bi Tra, Michel Botti Bi Vanié, Djéhifè Bi Bolou François et Alexandre Djè Bi Djè.
Sur le plan politique et administratif, l’auteur évoque l’implantation des partis dans les années 1940, l’indépendance, la tournée du président Félix Houphouët-Boigny en 1962 ainsi que l’érection de Zuénoula en chef-lieu de département en 1979.
Enfin, le texte porte un regard tourné vers l’avenir. Le développement des axes routiers reliant Zuénoula à Bouaflé, Daloa, Vavoua, Béoumi, Gohitafla, Mankono et Pakouabo est présenté comme un facteur déterminant pour le désenclavement, l’investissement et la transformation économique de la ville.
Cette tribune relève de la contribution personnelle de son auteur. Certains récits historiques, dates et interprétations gagneraient à être confrontés aux archives et aux travaux de chercheurs afin d’en confirmer la précision.
Texte adapté d’une contribution de Le Bi Zou Mathurin, juriste privatiste international et fils de Zuénoula.
